Introduction

Sommes-nous en train d’assister à la disparition du disque dur conventionnel à plateau rotatif ? Comme vous le constaterez dans les lignes qui suivent, il subsiste seulement quelques avantages de cette technologie qui a plus de 60 ans.

Quelques mots sur les technologies utilisées

HDD

Il est composé d’un disque rigide, d’où le nom Hard Disk Drive, le plus souvent en verre, qui tourne à une vitesse pré-établie ( les plus courantes étant 5 400 RPM – tours par minute et 7 200 RPM). Le disque est recouvert de plusieurs couches dont une ferro-magnétique et enfin une couche de protection. Une tête de lecture reliée à une armature se déplace à la surface du disque. Le disque est divisé en secteurs et la tête de lecture ‘écrit’ en binaire (0 ou1) en modifiant le champ magnétique local du disque par un courant électrique.

Pour la lecture, c’est le processus inverse. Le champ magnétique présent sur le disque induit un courant électrique aux bornes de la tête qui décode le ‘0’ ou le ‘1’. Les données contenues sur un disque HDD sont non-volatiles, c’est-à-dire qu’aucun courant électrique n’est nécessaire pour conserver les données. La perte de données pourrait se produire seulement en cas de démagnétisation de la surface du disque.

Par le fait que cette technologie est composée de pièces mécaniques en mouvement, il en résulte une durée de vie limitée.

Pour en connaître davantage sur cette technologie, consultez ce site.

SSD

L’acronyme SSD signifie Solid State Drive. En électronique, l’expression ‘solid state’ est toujours relative à la présence de transistors ou semi-conducteurs. Ainsi, cette technologie est constituée de cellules qui contiennent chacune un transistor de type MOS. Ce type de transistor contient une grille de contrôle et une grille flottante. En appliquant une tension directement sur la grille de contrôle, on provoque un ‘piégage’ d’électrons sur la grille flottante. Ce transfert d’oxyde constitue le principe d’écriture de données. Un transistor enregistre un (1) bit de données. C’est ce que l’on appelle communément la mémoire flash.

Le transfert d’oxyde pour ré-écriture n’est pas infini et c’est ce qui use la mémoire flash. La lecture, quant à elle, est infinie et ne provoque pas d’usure. On estime que chaque transistor des disques SSD les plus récents peuvent supporter plus de 100 000 ré-écritures, ce qui leur confèrent une longévité beaucoup plus longue qu’un disque conventionnel. Deux (2) fabricants comptent porter la longévité à 1 million de ré-écritures dans quelques années seulement.

On comprend que l’on travaille ici avec l’infiniment petit. Il suffit de penser qu’une carte MicroSD de 256 GB avec des dimensions de 11mm de largeur par 15mm de longueur par 1mm d’épaisseur contient plus de 2 billions de transistors !

Si on regarde les procédés de fabrication,  il en existe deux (2) principaux, le NOR et le NAND. Pour les produits de consommation, tels les SSD pour ordinateurs. tous les fabricants semblent s’aligner sur le NAND TLC (pour Triple Layer Cell – cellule de 3 transistors superposés pouvant enregistrer 3 bits de données).

Tableau comparatif en date d’aujourd’hui (mars 2018)

Note : Ces spécifications sont basées sur des disques de 1TB en mode de connexion SATA.

Du fait que les disques conventionnels ont des pièces mobiles, plusieurs aspects viennent les désavantager. La vitesse de rotation du disque  et le fait qu’un fichier peut être  fragmenté sur la surface du disque influencent directement la vitesse moyenne de lecture/écriture. Le SSD n’a pas ces contraintes et est donc presque 5 fois plus rapide. Il en est de même pour la résistance aux chocs et aux vibrations. Le HDD est beaucoup plus fragile.

Pour la capacité maximale, le HDD est encore le grand gagnant. Mais ce n’est qu’une question de temps pour que le SSD le rattrape. C’est au niveau de la garantie que la supériorité du SSD est la plus éloquente. Quand on pense que l’on peut se fier sur une technologie pour 10 ans, c’est presque du jamais vu.

Pour la consommation énergétique, c’est un peu plus subtil. La consommation moyenne  favorise nettement le SSD bien que la différence ne soit pas si évidente pour une volumétrie de 1 TB lors des tâches lectures/écritures. Toutefois, elle s’accentue pour les volumétries plus importantes de 2, 3 et 4 TB. Le SSD est ainsi le choix logique si l’on pense à l’efficacité énergétique.

Enfin, le point majeur en faveur du HDD demeure le coût, qui est encore relativement élevé pour les SSD. Comme on le voit dans le tableau comparatif, pour un disque d’un (1) TB, la différence est énorme. Il en est de même pour les volumétries plus importantes. Dans les plus petites volumétries (250Gb et 500GB), la différence est beaucoup moins grande.

En conclusion, oui, la bataille est presque terminée et le gagnant, le SSD, est déjà connu. Les prix vont continuer de descendre et les volumétries vont augmenter ce qui ne laissera pas beaucoup d’espace pour le HDD.

Nous voyons présentement beaucoup de gens qui donnent un second souffle à un ordinateur moins récent en remplaçant le disque HDD par un SSD. C’est une excellente idée. Le gain de vitesse est incroyable.

Si vous désirez plus d’informations sur les prix des SSD, n’hésitez pas à contacter notre département des ventes.