Microsoft a récemment lancé Teams sur le marché en plein essor des applications de messagerie de groupe. La compagnie phare de ce marché est Slack, qui a su rallier, dès ses débuts, un grand nombre de compagnie et aussi beaucoup de développeurs, D’autres joueurs tels que Google, Facebook, Atlassian et Cisco viennent également troubler la fête. L’acquisition de Slack était dans les plans de Microsoft il y a 2 ans, mais Bill Gates et Satya Nadella ont apposé leur veto pour annuler l’offre et proposé que Microsoft conçoive sa propre application. Avec pour résultat: Teams. Il est offert gratuitement pour les utilisateurs d’Office 365. Développer sa propre application s’est avéré un excellent scénario pour Microsoft. L’outil est utilisé présentement par plus de 200 000 organisations, contre 70 000 pour Slack. Toutefois, contrairement à Teams, Slack a plus de 3 millions d’adhérents payants. Il faut que Slack offre une version gratuite, mais aussi des plans payants qui procurent de plus grandes fonctionnalités. Le côté ‘gratuit’ de l’inclusion pour les utilisateurs d’Office 365 fait en sorte qu’il y a présentement plus de 135 millions d’utilisateurs de Teams.

Comme pour tous les outils de chat en équipe, l’objectif principal de Microsoft Teams est de connecter le personnel et d’améliorer la productivité, en offrant une alternative à la messagerie électronique, voire en la remplaçant. Microsoft le décrit comme une «traduction numérique d’un espace de bureau ouvert». C’est ainsi qu’un porte-parole de l’entreprise a décrit le logiciel.

À son niveau le plus élémentaire, Teams est un outil de messagerie qui permet la communication de texte entre les utilisateurs, qu’ils se trouvent dans le même bureau ou travaillent à distance. Il prend en charge les salles de discussion de groupe avec le fil des conversations, ainsi que les messages privés entre individus. Si nécessaire, les utilisateurs peuvent passer de la messagerie instantanée à un appel vidéo en appuyant simplement sur un bouton. Ainsi, la conséquence positive première est la diminution substantielle des courriels dans l’organisation.

Teams est plus qu’un simple outil de communication: il associe également de solides fonctionnalités de collaboration de contenu grâce à l’intégration au portefeuille de logiciels de Microsoft. Les documents OneDrive peuvent être consultés et modifiés sans quitter l’application, par exemple. C’est l’un des grands avantages par rapport à Slack. Ainsi, ce n’est pas seulement des conversations en groupe, mais également des partages de fichiers en groupe et de la collaboration de contenu.

On peut également mettre en commun d’autres fichiers de tout type ou ouvrir dans SharePoint.

Comment se compare Teams par rapport à ses rivaux

Outre Slack, on retrouve également comme concurrents de Teams les applications Atlassian Stride, Facebook Workplace, Cisco Webex Teams (précédemment Spark) et Google Hangouts Chat. Ce dernier est le seul a avoir une offre similaire à Microsoft Teams puisqu’il est offert gratuitement aux utilisateurs de G Suite, la suite bureautique de Google. Toutes les autres sont des applications distinctes avec différents plans payants.

C’est l’ouverture de Slack vers l’intégration d’applications tierces ou des connexions avec des systèmes externes qui lui donne un avantage certain. Par exemple, la connexion avec Salesforce est unique puisqu’aucun autre outil de collaboration n’offre cette caractéristique. De fait, Microsoft n’offre pas de connexion entre Teams et Dynamics 365. Cisco Webex Teams n’a pas seulement calquer le nom mais aussi dans son approche de base. L’outil se démarque toutefois par son focus d’intégration des communications unifiées. Stride d’Atlassian, apporte un vent de fraicheur dans ce marché avec l’intégration d’une flopée de fournisseurs reconnus de communications unifiées ainsi que l’ajout de plusieurs ‘startups’. Quant à Facebook Workspace, toute une image reste à changer. L’adoption par les entreprises est faible puisque Facebook est plus vu, en tant que tel, comme un réseau social entre amis.

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